Oups ! Brune, veste en daim (suite)

Suite de l’annonce “Brune, veste en daim un peu ocre”, que je n’arrive pas à mettre à jour :

Je crois bien qu’on s’est sévèrement recroisés ce matin ! Malheureusement, je ne vous ai aperçue que trop tard (quoique de très très près), et vu les circonstances, je n’ai rien osé tenter, hormis rire de ma propre maladresse.

En fait je guettais l’apparition d’une veste en daim sur le quai. Manque de bol, vous portiez autre chose, de plus discret aujourd’hui. Du coup, je ne vous ai pas repérée. J’ai fini par monter dans un wagon en maudissant ma mauvaise fortune.

Et il se trouve qu’en levant la tête je vous ai vue assise un peu plus loin. Tout d’abord je me suis dit que non, je devais me faire des idées. Et puis, en y regardant à deux fois, j’ai dû me rendre à l’évidence : même finesse des traits, mêmes jolies mains, même petit sac à main tout mignon et absolument inimitable, mêmes écouteurs noirs pour téléphone portable blanc. Vous étiez bien la jeune femme sur laquelle j’avais flashé deux jours plus tôt.

Ce constat m’a plongé dans l’embarras. Si je m’étais aperçu de votre présence plus tôt, sur le quai, il m’aurait été plus facile de vous entreprendre et de m’éclipser en cas de réaction négative de votre part … En outre, là, après vous avoir superbement ignoré (vu que je ne vous avais pas vue), je me suis demandé de quoi aurait l’air une soudaine tentative d’approche. D’un autre côté, en ne faisant rien et en regardant aux alentours comme si de rien n’était, je n’aurais fait que vous envoyer des signaux de totale indifférence … J’avoue que je n’ai pas trop su quoi faire. Je me pose trop de questions sans doute …

Toujours est-il que j’ai aggravé mon cas en venant m’asseoir juste en face de vous dès que la place s’est libérée.

J’ai un peu hésité à vous lancer un compliment malgré ces débuts désastreux… Et puis je me suis dégonflé. Il y avait deux autres personnes assises dans le carré, et je n’ai pas osé me lancer dans ces conditions.

Voilà. Tout ça pour dire que si vous vous étiez reconnue dans ma première annonce et que vous vous attendiez à ce qu’au moins je vous propose un café à notre prochaine rencontre, je m’excuse d’avoir (temporairement) déçu cette attente. Je ne renonce pas à ce projet, vu que vous me plaisez bien.

J’espère donc faire mieux la prochaine fois, s’il y en a une.

Comme le dit le proverbe “practice makes perfect”. Alors je finirai bien par réussir à “la cracher ma valda” !

En attendant, veuillez accepter mes excuses pour ce ratage monstrueusement maladroit.

A ce propos, vous aurez peut être remarqué que je réprimais un sourire ce matin. Ce n’était pas l’effet de ma lecture. Je souriais juste de mon manque d’à propos. Je me suis trouvé un peu nul pour tout dire … Et j’ai préféré en rire.

En vous souhaitant un bon week-end de Pâques, et de bonnes vacances si vous en prenez. Et à une prochaine fois peut être ?

// Si la perspective de faire connaissance avec moi ne vous déplait pas, vous avez évidemment le droit de m’écrire dès maintenant. Ça nous évitera d’attendre qu’on se recroise je ne sais quand. Simplement décrivez un détail à mon sujet (sur mon apparence, mes vêtements, ce que je faisais ou ce que je transportais) de sorte qu’on évite les quiproquos. \

Mon dieu ! J’en ai écrit tout un roman ! !!!

    Détails

  • RERaà Nation.
  • Une rencontre faite le 14 avril 2017.
  • Rédigé par un homme pour une femme.
  • Publié le vendredi 14 avril.

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