Juliette attend Bertrand, inlassablement, elle l’attend

Peu importe la station. Nous ne nous sommes pas croisés dans le métro.

Bertrand, c’est Juliette. Je ne suis pas sur Paris pour l’heure mais j’attends avec un espoir intarissable la réception de tes nouvelles.

Me concernant, le feu n’est toujours pas éteint et il subsiste quelques braises, qu’un courant d’air pourrait bien raviver.

Je t’attends, maintenant, demain, un jour, mais je t’attends.

Je pense souvent à toi, je viens de visionner Casablanca, et je me suis arrêtée chez Angelina pour déguster quelques gourmandises.

Ta “little genius”, comme tu l’appelais.

Pourquoi Victor Hugo?

” Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,

Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.

J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.

Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,

Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,

Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,

Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit. […] ”

Pour ça…

    Détails

  • Métro2à Victor Hugo.
  • Une rencontre faite le 1 janvier 2013.
  • Rédigé par une femme pour un homme.
  • Publié le dimanche 1 décembre.

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