J’espère ne vous avoir pas offensée

A la jeune femme aux magnifiques yeux verts à qui j’ai lancé ce matin qu’elle était “ravissante” avant de descendre de la rame à Noisy :

J’espère que vous n’aurez pas mal pris cette timide initiative.

Je n’avais pas vraiment prévu de faire ça en venant m’installer en face de vous … Comment l’aurais-je pu, pris comme je l’étais par ma lecture ?

C’est juste que quand j’ai levé la tête de mon bouquin pour croiser votre regard si lumineux, je me suis trouvé sérieusement “déstabilisé” … Après avoir vainement tenté de dissimuler mon trouble en regardant à droite et à gauche, réprimant stupidement au passage une étrange envie de sourire de toutes mes dents tâchées par l’abus de café, j’ai fini par me dire que ce serait hypocrite de faire comme si de rien était et de partir poliment sans rien dire.

D’où ma remarque, sincère quoique dépourvue d’originalité.

Je crains hélas de vous avoir embêté. Alors je suis prêt à vous offrir un café pour vous dédommager de ce désagrément.

En ces temps d’affaire Weinstein, il n’est pas toujours facile d’exprimer son émotion a l’égard d’une inconnue. Combien de fois s’en abstient-on ? Pourtant, “sans liberté de flatter, il n’est point d’éloge flatteur” ! C’est mathématique.

Alors accordez moi votre indulgence, je vous prie. Et si jamais on se recroise à Noisy, n’hésitez pas à me réclamer votre café de dédommagement. Je ne puis garantir toutefois que je n’en profiterai pas pour vous glisser de nouveaux compliments. Car il y en a encore quelques uns que je vous adresserais bien.

Bon week-end à vous.

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