Regards, regrets

D’habitude, je ne calcule personne dans le métro. En été, on s’y sent comme un poisseux dans l’eau âcre. Ma sueur, et aussi la tienne, cher lecteur.

D’habitude, mais pas aujourd’hui. Tu étais près de moi sur le quai, à Châtelet. Nous sommes montés dans la même rame, la première ou celle d’après, je ne sais plus. J’ai laissé mon regard, impudique, maladroit surtout, croiser tes yeux bleus. Sans pouvoir m’y perdre. Tu avais une valise, ou peut-être un grand sac. Je regardais surtout tes mains s’attarder sur la poignée. Je t’ai souri avant de descendre. Je crois que tu as souri aussi. De gêne ?

J’avais une chemise bleue bouffante, un pantalon ocre et envie de te parler. Je suis assez grand, très brun et un peu idiot de croire que tu pourrais lire ce message.

Au fait, tu es très belle.

    Détails

  • Métro4à Châtelet.
  • Une rencontre faite le 8 juillet 2018.
  • Rédigé par un homme pour une femme.
  • Publié le dimanche 8 juillet.

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