Distance aérienne

Si loin et pourtant si proche… J’emprunte l’aérien, fier taureau d’airain fait de nerfs et d’acier. Ici bas, les passagers l’air hagard et entamé échappent à ton regard de peur de le croiser. A la croisée des chemins entre le timide et le Malin j’échangerai volontiers un sourire pour effleurer ta main.

Si loin et pourtant si proche… A distance d’un baiser, je ne saurai m’y risquer, partisan d’un contact, d’un toucher, je me laisserais volontiers tenté par ton teint hâlé et tes yeux bleutés. Femme légère aux traits éphémères, j’aimerais tant parcourir ta chair pour y glisser un doux mais amer baiser.

Si loin et pourtant si proche… Nos regards se séparent à la station “Liberté”, libre d’agir ou de frémir, j’hésite. A cet instant, la fermeture des portes retentit, signant la fin d’un transit. Nous continuons donc sur notre notre lancée, tels deux avions en papier, nous fusons face au vent sans jamais nous retourner.

Petit poème écrit à l’intention d’une jeune femme insaisissable que j’espère recroiser.

    Détails

  • Métro8à Liberté.
  • Une rencontre faite le 3 octobre 2018.
  • Rédigé par un homme pour une femme.
  • Publié le mercredi 3 octobre.

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