En rouge et noir

A Miromesnil, tu étais là, prêt de la fenêtre, belle et étrange à la fois. Peut-être que je me trompe, et ton trajet a peut être commencé une ou deux stations plus tard. Mais le mien a commencé avec toi. Je me souviens du rouge de ton écharpe et de ton couvre chef. Moi, tout de noir vêtu, ou presque.

Et je t’ai regardé comme j’ai regardé tant de soleils couchants auparavant. Je voulais t’admirer, mais j’ai préféré te respecter, alors mes regards n’étaient pas insistants mais fuyants

Une fois,  je t’ai perdu de vue, et j’ai pensé: ça y est elle est partie. Mais non, tu étais là, tu avais juste changer de siège, pour t’installer juste en face de moi.

Et puis, à Robespierre je devais m’en aller, retrouver mes amis sur la scène des Instants Chavirés. C’était beau, j’aurais aimé t’y convier. Quand je suis sorti, et que l’on s’est si joliment souri, le métro ne voulait plus partir. Et sans doute aurait-il fallu que je profite de l’occasion pour te proposer de me suivre.

Alors, je t’écris ce soir, comme on jette une bouteille à la mer, sans espoir.

Et peu importe l’avenir, puisque ce soir, mon bonheur se résumait au sourire que tu as su m’offrir.

    Détails

  • Métro9à Robespierre.
  • Une rencontre faite le 27 novembre 2018.
  • Rédigé par un homme pour une femme.
  • Publié le mardi 27 novembre.

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