Paul Valéry. Et puis… Mince.

Je ne sais pourquoi. Quand je suis entrée dans ce RER, après une soirée avec une espèce de néo-nazi rencontré par inadvertance qui m’a donné des astreintes émétiques, j’ai croisé votre regard. J’ai tout de suite pensé aux topoï de la rencontre amoureuse. Et je ne sais toujours pas, pourquoi, après avoir passé une nuit aussi épouvantable, votre regard me cherchant, le mien vous découvrant… J’ai retrouvé la timidité liliale, une espèce de pureté qui manquait à ce moment-là. Cosmos. N’étant pas adaptée socialement, et encore moins dans les effluves du RER D, nous nous sommes croisés à Gare de Lyon, je suis descendue à Combs-la-ville. J’avais deux livres dans les mains, je vous ai offert Paul Valéry, parce que vous suintiez la musique.

Vous êtes peut-être un bobo incubateur de soja, je n’en sais rien. Mais j’ai été troublée. Assez pour ne pas avoir donné mon numéro. Car quelque part, je crois aux destinées. N’hésitez pas. Même si vous n’êtes ni lecteur, ni rien. Il ne reste plus grand chose de l’humanité, à part quelques poussières sur l’étagère et quelques sourires.

Votre merci résonne.

    Détails

  • RERdà Combs-la-Ville — Quincy.
  • Une rencontre faite le 2 février 2019.
  • Rédigé par une femme pour un homme.
  • Publié le samedi 2 février.

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