Malaise dans le métro lundi à 8h40
Immédiatement, je t’ai vue sur le même quai. Tu semblais t’éloigner, mais quand la rame est arrivée, tu avais fait demi-tour si bien que nous sommes rentrés ensemble dans le wagon. Tu étais plus petite que moi et j’aimais bien ton allure. Au bout d’une station, j’ai senti une douleur au ventre, et ça, je savais ce que c’était (peu mangé, peu dormi)… m’accrocher à la barre, fermer les yeux, tenter de tenir bon, finalement il n’y a que moi qui étais dupe, tout le monde s’était rendu compte que quelque chose n’allait pas. C’est toi, je crois qui m’as laissé ta place assise, j’ai faiblement dit ‘Merci’ mais quand j’ai ouvert les yeux, j’étais tombé et nous étions déjà la station suivante. Peut-être quelqu’un a-t-il tiré le signal d’alarme, je ne m’en souviens pas. Ni de ceux qui m’ont aidé jusqu’au banc. Tu me parlais, d’autres aussi simultanément, je crois que j’ai fait une grande économie de mots, j’étais aussi très surpris que tu sois là.
Merci à celle qui m’a donné un DéliChoc, à celle qui m’a donné sa bouteille d’eau, au médecin qui est resté un instant à mes côtés, au personnel de la station, aux pompiers qui sont arrivés si vite et en règle générale, à toutes les personnes présentes ce matin-là. Tout d’un coup, on m’aidait, et je ne pensais pas que cela fût possible.
J’aimerais pouvoir te dire encore d’autres choses…