Toi à la crinière de feu

À toi, qui a évoqué en moi une fulgurante et gigantesque projection solaire au premier regard,

toi qui a rit et sourit à ce dont on parlait,

Toi qui répondait à mes sollicitations et avec qui j’ai eu quelques beaux echanges dans le train,

Toi à qui j’ai réservé un jour une place en face de moi dans un train bondé avec un dessin à ton image,

Toi qui était gênée par la situation alors que je souhaitais discuter et rompre la monotonie des trajets,

Toi qui ne m’a pas laissé de porte ouverte vers ton intime comprenant le malaise dans lequel je m’embourbais,

Toi qui a eu la sagesse de ces grandes guerrières philosophes,

Toi à la crinière de feu, la peau de glace, la robe noire de soie,

Toi qui a tellement remué mon esprit pendant des jours et des nuits,

Toi de qui je ne guérit pas,

Toi à qui un jour j’ai du faire peur dans le silence de mon regard épris,

Toi avec une simple cigarette et un « quoi ? » bien lancé m’a laissé sur le bas-côté,

À toi je dis merci d’exister sur Terre.

Grâce à ton souvenir, la vie brille chaque jour non pas de te revoir, et plutôt de garder cette image.

Toi, qui m’a évoqué dans cette matinée chaude d’un été abandonné l’allure d’une actrice très douce.

Toi qui passait tes trajets à regarder le paysage ou à lire, les yeux ailleurs rêveurs dans le vague.

Je te souhaite une vie resplendissante.

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